FENOR

L’activité́ de l’orpaillage artisanal en Mauritanie a connu une dynamique très
remarquable ces dernières années avec l’organisation du sous-secteur par le
gouvernement et la rentrée des investisseurs nationaux et étrangers dans l’activité́ de
traitement des résidus.

Le Gouvernement a autorisé plusieurs sociétés semi-industrielles de la catégorie F
pour traiter les déchets des ateliers artisanaux de Chami et Zouerate et extraire l’or
résiduel (55 autorisations). Il s’agit principalement des sociétés à capitaux mixtes.
Dans ce contexte, La Fédération Nationale des Usines d’Or FENOR a été créé pour
organiser ses adhérents en vue de contribuer efficacement dans cette évolution
significative du sous-secteur minier artisanal et dans le but également de créer entre
les sociétés membres un cadre adéquat de coopération, de concertation et de
complémentarité.

  • La FENOR qui représente l’interface entre les Opérateurs de cet important secteur et
    l’Administration publique se fixe les objectifs essentiels suivants :
  • Entretenir d’étroites relations avec la tutelle administrative.
  •  Mener toutes ses actions dans le respect scrupuleux de la bonne moralité
    professionnelle et des lois et règlements en vigueur.
  • Développer et promouvoir le secteur de l’Orpaillage en vue de lui permettre de
    participer pleinement et de manière assumée dans la croissance économique.
  • Créer un large éventail d’opportunités d’emploi.
  • Protéger et assister techniquement et administrativement les investisseurs
    dans le secteur.
  • Améliorer le climat des affaires dans ce secteur et motiver des partenaires
    étrangers à y investir.
  • Porter aide et assistance aux populations autochtones en leur concédant
    la priorité dans les recrutements des personnels subalternes.
    Protéger l’Environnement avec rigueur et détermination.
  • Protéger les intérêts matériels et moraux des membres de la Fédération.
 

La FENOR est consciente qu’on ne peut promouvoir et développer les activités de
traitement des résidus sans prendre en compte la problématique et la nécessité de
développer le sous -secteur de l’exploitation artisanale de l’or en général. 

Certainement, que les différentes composantes que couvre le secteur de l’Exploitation
Artisanale de l’or ne peuvent être développées ou gérées séparément et l’efficacité et
le succès de chaque filière dépend des autres et vice versa.

Notre Fédération, qui abrite actuellement 55 membres, compte non seulement assister
les sociétés membres mais aussi étendre sa réflexion et son action a tout ce qui peut
aider à promouvoir ce secteur de façon intégrée pour créer le maximum de valeur
ajoutée au pays en général et aux investisseurs en particulier. 

Selon une études récente réalisé par le projet Développement Économique Intégré
dans le Secteur Minier (DEIM) de la GIZ La production artisanale de l’or a été́ multipliée
par trois entre 2019 et 2021, passant d’environ 5 tonnes par an à 15 tonnes.
En termes d’investissement, l’activité́ mobilise actuellement un investissement total
de l’ordre 7 Milliards MRU, dont la contribution de notre catégorie F représente la
moitié.

Sur le plan économique, l’activité́ génère environ 32,8 Milliards MRU en 2021de chiffre
d’affaires, soit une croissance de 236% par rapport à 2019. Elle créé 24.4 Milliards
MRU de valeur ajoutée, soit une croissance de 268% par rapport à 2019. Cette valeur
ajoutée représente environ 1,5 fois la valeur ajoutée générée par les deux entreprises
minières (Kinross et MCM).

Avec cette valeur ajoutée, l’activité́ contribue de 41% à la valeur ajoutée des activités
d’extraction des minerais en Mauritanie et de 24 % à la valeur ajoutée du secteur
secondaire dans son ensemble (activités extractives et manufacturières). Si on
additionne cette valeur ajoutée au PIB national2, l’apport de l’activité́ de l’orpaillage
artisanal dans le PIB national serait de 9%.

Les emplois de l’activité́ représentent environ 80% des emplois du secteur des
pêches, qui est le premier secteur créateur d’emplois en Mauritanie. L’activité́ fait
bénéficier indirectement 222 098 personnes, soit 5,5% de la population mauritanienne.

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